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Retour sur l’Australie après un bref séjour… de trois jours! Quitter la Papouasie nous semble inévitable après ce que nous venons de vivre et pourtant c’est avec grand regret que nous ne visiterons pas ses iles sauvages de l’Est de Milnes bay. Je ne peux m’empêcher malgré tout de penser à tous ces enfants heureux généreux et souriants… Un peuple partagé entre la générosité et la pauvreté,ou quelques canots s’aventurent poliment jusqu’à vous pour vous proposer quelques légumes, des fruits des citrons des ananas, contre un peu de sucre ou de riz. Des sourires généreux… et de l’autre  l’appât de l’argent, la représentation de la société contrastant avec  la simplicité de leur vie. Ici ils n’ont rien, ou presque et certains se servent là ou ils trouvent l’argent… c’est à dire nous, les touristes. Venir ici seul, en couple avec un enfant en bas âge était une utopie, pour plus de sécurité il serait préférable de naviguer de concert à deux ou trois bateaux. Ne comptez pas sur la police… il n’y en a pas… où nous n’avons pas eu la chance de les voir… tout du moins de près. Tous ne sont pas des bandits, bien au contraire, nous avons pu le constater puisque la plupart nous ont généreusement accueillis, d’autres nous ont aidé durant l’attaque et soutenu, mais sur la masse certains jeunes n’ont rien à perdre et la vie pour eux n’a aucun prix, surtout la votre, alors ils tentent leur chance, inconscients. Tristes de ce constat nous repartons épuisés sans destination précise, les customs Australien nous attendent, en situation d’urgence et ne requièrent pas notre clearance de sortie… ca tombe bien les autorités Papous semblent bien décidées à se jouer de nous… préférant nous faire poireauter jusqu’au lendemain… une nuit de plus semble au dessus de nos forces, il nous faut partir pendant qu’il fait jour, la nuit ici tous les chats sont… noirs et nous n’avons plus confiance. On s’amarre à un ponton où un Philippin nous promet du gasoil… à prix d’or! soit, le seul moyen de s’en procurer sans les papiers des douaniers qui reportent toujours à plus tard. Quoique 5 minutes avant notre départ les autorités semblent enfin s’intéresser à notre cas, déboulant sur le bateau, ils se photographie à la barre de Milo, hilares, on ne les dérange apparemment pas…  leurs gros godillots noires de terre sur nos coussins blancs… faites comme chez vous! personne ne semble au courant de notre mésaventure… et malgré notre triste récit cela ne les empêche pas de nous quémander quelques bouts ou autres articles… c’est pas de chance les seuls qui nous restent sont devant eux tailladés par les coups de machette de la nuit! Un peu d’argent peut être… Ha?!? finalement la clearance vient de prendre 20% …oups, ils ne manquent vraiment pas de sang froid, après ce que nous venons de vivre… nous attendions un peu plus de compassion, il n’en sera rien. Nous ne représentons pour eux qu’un gros porte monnaie… ou chacun tente de se servir. Yvan ne se démonte pas il reconduit sagement Monsieur le douanier à sa pilotine, son petit pourboire en poche, notre sortie est en règle, on se casse!!!